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26/10/2017

IMAGINE

- Imagine si tu es de l'encre et que tu vis en Chine.

- Tu es de l'encre de Chine.

- Exactement.

- C'est assez tripant, ça, non ?

- Oui, c'est pas compliqué, tu es de l'encre, tu vis en Chine, tu es de l'encre de Chine, c'est too much.

- Je connais quelqu'un qui disait à sa fille, quand elle était petite, que l'hiver en Chine c'était pas de la neige qu'il tombait, c'était du riz, les enfants faisaient des bonshommes de riz au lieu des bonshommes de neige, quand les enfants avaient faim ils en prenaient une bouchée, une bouchée de bras, une bouchée de tête, etc.

- C'est assez too much comme histoire.

- À un moment donné, la fille du gars est à l'école en quelque chose comme en première année, mettons, elle lève sa main, elle dit à la maîtresse : « Mon père il dit que l'hiver en Chine c'est pas de la neige qu'il tombe, c'est du riz, etc. », elle lui raconte toute l'histoire, la maîtresse lui dit : « En fait, non, c'est pas ça. »

- Un peu moins too much, mettons.

- Comment ça ?

- Je sais pas, moi, l'imaginaire c'est quand même important, si tu y penses à l'imaginaire.

- Oui, mais la réalité aussi, c'est pourtant quand même vrai qu'en hiver en Chine c'est pas du riz qui tombe, c'est de la neige.

- Oui, mais on s'en fout que ça soit du riz ou de la neige, c'est l'histoire qui compte, si l'histoire a de l'allure.

- Non, c'est l'histoire qu'on s'en fout, c'est la réalité qui compte.

- Dans « Fahrenheit 451 », ils brûlent les livres, ils sont contre l'imagination.

- C'est nul, « Fahrenheit 451 », c'est qui qui a fait ça, ce film-là, c'est « Truffaut », j'imagine ?

- « Fahrenheit 451 », je m'excuse mais c'est pas « nul », ça, ce film-là.

- C'est pas nul, c'est de la câlisse de marde.

- J'imagine, oui.

- L'imagination, ça change, vois-tu.

- Tu pourrais pas vivre sans imagination.

- Oui, mais l'imaginaire ça change avec le temps, une petite fille de je sais pas, moi, quatre ans, mettons, c'est pas une petite fille mettons à l'école primaire en première année, tu lui racontes pas les mêmes histoires de la même manière, ni les mêmes histoires tout court, ça marche pas, ça, ces affaires-là, c'est pas comme ça que ça marche, ces affaires-là, c'est tout.

- Ce qui est tout, c'est L'IMAGINATION.

- Qui varie.

- L'IMAGINATION.

- Qui varie avec l'âge.

- Qu'est-ce que ça veut dire, « qui varie avec l'âge », « qui varie avec l'âge » ça veut absolument rien dire, « qui varie avec l'âge », c'est tout ce que je peux te dire, moi, Chose.

- Toi, tu varies pas avec l'âge, toi, Chose ?

- Moi peut-être mais pas mon imagination, l'imagination c'est une FACULTÉ, une FACULTÉ tu L'AS ou tu l'as PAS, on s'en CÂLISSE, mais si tu l'as tu L'AS la FACULTÉ.

- Ça veut rien dire, la faculté TOUT LE MONDE l'a, il y a rien là « LA FACULTÉ », c'est pas L'IMAGINATION le trip, le trip c'est L'IMAGINAIRE, câlisse de moron.

- Tu peux bien aller chier, toi, mon tabarnak.

- L'IMAGINATION ça veut rien dire, c'est L'IMAGINAIRE qui compte, hostie de twitt du câlisse.

- Tu peux bien aller chier, toi, mon hostie.

- Mets-en que je peux aller chier.

- Tu viendras pas me faire chier.

- Tu manques d'imagination, toi.

- C'est ça, va donc chier, tabarnak.

- Justement, je m'y apprêtais.

- C'est ça.

- Exactement.

- Si tu le dis...

Dimanche 18 janvier 2004

 

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