Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/11/2017

GOD BLESS ARNOLD

Comme ça, Arnold a été élu, hein ?

Arnold. Pas besoin de dire son nom de famille, tout le monde sait de qui je parle. C'est comme si je disais Elvis. Ou Adolf. Ou Céline (Dion, pas Louis-Ferdinand...).

Donc : Arnold a été élu.

Pour une nouvelle, c'est une nouvelle. Pour le reste, c'est tellement gros, tellement évident, tellement ÇA, qu'il y a rien à dire, rien à rajouter, n'importe quelle espèce de commentaire serait de la pure connerie, de la perte de temps.

Arnold a été élu, le peuple a parlé.

La Démocratie, vois-tu, ça existe. Non seulement ça existe, mais ça fonctionne.

J'aime beaucoup ce qui se passe aux États-Unis et dans le Vaste Monde par les temps qui courent, je me régale, je suis content d'être là et d'avoir la chance de voir ça.

À l'époque où je vivais à Laval, j'étais déjà un Montréalais, aujourd'hui je vis à Montréal et je me sens « New-Yorkais », you know what I'm saying ?

Les Américains, j'ai rien contre, j'en suis un.

Il y a très peu d'êtres humains que j'ai pu haïr aussi profondément que j'ai haï Ronald Reagan, il y a une vingtaine d'années, je l'ai haï pour tuer, Reagan, à peu près comme je peux haïr Jean Charest la charogne aujourd'hui.

George W. Bush, par contre, c'est quelqu'un qui m'amuse. C'est quelqu'un qui m'amuse même beaucoup. Il est très bon, c'est un excellent bouffon, il fait très bien ce qu'il est payé pour faire à ce moment-ci de l'histoire.

Ce qui semblait s'annoncer d'une façon assez claire, il y a un peu moins d'un siècle, tout de suite après la Première Guerre mondiale, mettons, c'est devenu ÇA qui est ÇA aujourd'hui, plus personne au monde peut prétendre le contraire. Le « troisième millénaire » de notre ère sera américain, il l'est déjà. C'est historique. C'est correct. Why not ?

C'est correct parce que c'est comme ÇA que les choses se passent. Arnold a été élu. L'effondrement du bloc communiste l'a démontré une fois pour toutes : il y a pas d'idéal, il y a rien que la réalité. La réalité peut te faire chier autant que tu le veux, naturellement, mais c'est une autre affaire, ça. Ton cancer du poumon peut te faire chier lui aussi, mais tu fumes deux paquets de cigarettes par jour depuis quarante ans, c'est ÇA, la réalité, ça finit là. Qu'est-ce que tu peux y faire à ton cancer du poumon ? Rien.

Ils étaient encore en train de compter les votes en Floride aux dernières « présidentielles » que George Doublevé se payait un petit bombardement de la Libye, histoire de mettre les cartes sur la table dès le départ. Il avait hâte de jouer avec ses belles grosses machines de guerre, le petit garçon à son papa chéri, il l'a fait parce qu'il pouvait le faire, c'est ÇA, la réalité.

Les Soviets se sont embourbés des années en Afghanistan, les Américains se sont amenés avec leurs gros sabots et trois semaines plus tard tout était fini. La gang de clowns talibandais avaient disparu la marde au cul, les Américains avaient perdu quelque chose comme un seul homme, un petit con qui s'était tiré lui-même en s'enfargeant dans son fusil. Personne au monde pouvait rien faire contre les Américains en Afghanistan. Personne au monde a rien fait, non plus.

L'Irak, on en parle même pas, c'est comme pour Arnold, Blair l'a tout de suite compris, lui.

Chez les loups, qui sont des animaux sociaux, il y a un chef : c'est le loup le plus fort.

Chez la variété de singes qu'on appelle « humains », c'est les Américains qui sont les plus forts, aujourd'hui, c'est ÇA qui est ÇA.

Why not ?

Si c'était la Belgique qui régnait sur le monde, qu'est-ce que tu voudrais que ça me fasse à moi, qu'est-ce que ça changerait que ça me fasse « ceci » ou « cela » ?

Ça changerait absolument rien, c'est tout.

Samedi 27 décembre 2003

 

Écrire un commentaire