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21/11/2017

UN RÊVE QUÉBÉCOIS

- Les femmes, c'est toutes des salopes, finalement, mais la crème de la crème, la pire salope des salopes, c'est la femme slave.

- Qu'est-ce que tu en sais, toi ?

- Ça se voit, il me semble.

- Ça se voit comment ?

- Tu as rien qu'à les regarder, ça se voit dans leurs faces. Moi, si j'avais une femme, j'aimerais que ça soit une femme slave, j'aime le genre de face qu'elles ont, les Slaves.

- Je pensais que tu voulais dire « salopes » dans le mauvais sens du mot.

- Dans les deux sens du mot, la femme slave c'est la crème des salopes. D'abord ces femmes-là elles sont comme les hommes de là-bas, c'est normal, il a bien fallu qu'elles s'adaptent. Qu'est-ce qu'ils font, les Slaves, tu penses ? Ils boivent. Donc leurs femmes boivent aussi, je veux dire les femmes slaves en général.

- C'est vrai qu'une femme il faut que ça boive au moins un peu de temps en temps, l'alcool ça déniaise, même si tu es une femme.

- Tu te rends compte, eux autres les Slaves ils carburent à la vodka, imagine leurs femmes quand elles se mettent à pinter, les putains !

- Oui, je commence à comprendre.

- D'ailleurs avec de la vodka tu bois pas « un peu de temps en temps », même si tu es une femme, c'est ça, l'astuce, tu bois comme un cochon, tu bois tout le temps et tu déconnes comme un vrai dangereux malade, que tu sois un homme ou une femme, ça y change rien. Imagine, des pays comme la Crobatie, mettons, où tu peux avoir des femmes soûles à longueur de journée tant que tu en veux, j'émigre, moi !

- En plus elles ont l'âme slave, le genre torturé, le tourment perpétuel pour rien.

- C'est ça, elles sont toutes à moitié folles, tu les fais boire et tu les manipules comme tu le veux, tu leur fais faire n'importe quoi.

- Il faut reconnaître qu'un gars comme Raspoutine, mettons, je l'aurais pas tellement vu à la cour de France, moi, pourtant c'était pas il y a mille ans, Raspoutine, c'était au début du vingtième siècle, si je me souviens bien.

- Raspoutine, c'était un genre de moine de quelque sorte. Qu'est-ce qu'il faisait, d'après toi, ce pété-là ? Il se mettait soûl et il partait à halluciner comme un hostie de perdu et il fourrait des femmes tant qu'il en voulait, des femmes slaves, naturellement, des femmes slaves qui se gavaient de vodka avec lui et qui se laissaient fourrer par le clown, même si il leur racontait qu'il était curé ou je sais pas quoi.

- Oui, l'alcool, le sexe, la religion, la folie, c'est quand même assez bandant comme mélange.

- Prends Roch Thériault, « le Moïse québécois », tu as justement la religion, la folie, le sexe, la barbe à Raspoutine, tu as la « commune » au fin fond des bois, la cabane en bois rond, « l'isba », la neige, l'hiver qui en finit pas, tu as toute l'affaire pareil comme en Russie. Tu rajoutes de la vodka à volonté aux autres ingrédients, c'est le top de la partouze, l'orgie sans fin, le summum du délire. À côté de ça, les kids de Led Zeppelin dans une chambre d'hôtel avec une gang de petites groupies de quinze ans qui fument du pot, c'est un vrai gag.

- La nouille que « Moïse » lui a demandé de se couper le bras, elle était même pas soûle.

- Imagine toute une tribu, un harem de femmes slaves dans une cabane, au milieu de nulle part, en Gaspésie, avec de la vodka à pleins barils, tu te laisses pousser le poil, tu leur parles du Bon Dieu jour et nuit, tu les tourmentes à plus finir, tu les rends folles avec tes histoires de dégénéré, elles, avec leur « âme slave », elles en sortent plus, tu leur commandes n'importe quoi et elles disent pas un mot, elles, elles t'obéissent comme au Pape, les salopes, toi tu règnes, c'est toi le king.

- Oui, ça serait pas mal, ça, finalement.

- Mets-en que ça serait pas mal, Chose.

Jeudi 25 décembre 2003

 

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