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12/12/2017

MARIO QUI ?

J'étais chez du monde, une fois, ça m'arrive, ils se mettent à écouter le téléroman « Laver, laver » de Stéphanie de Bourguignonne, ça m'intéresse pas, moi, ces affaires-là, c'est comme trop intellectuel pour ma petite tête, j'y comprends rien, ça fait que je décâlisse, je m'en vais voir ailleurs si j'y suis, je marche dans les rues de notre belle (...) ville de Montréal, je réfléchis à toutes sortes de choses, pas trop compliquées, de préférence, je me mets à penser à Jimi Hendrix, par exemple, je sais pas pourquoi, je me demande si c'est vraiment vrai ce qu'on raconte, que des fois il jouait de la guitare tellement vite qu'elle prenait en feu, ça se peut quasiment pas, cette histoire-là, mais c'est ce que j'ai déjà entendu dire, il me semble, à un moment donné je croise un gars l'air assez idiot, bien rasé mais la barbe forte, le poil noir, l'espèce de regard pas très allumé du primate (« animal de l'ordre des mammifères placentaires, à dentition complète et à main préhensile »), le genre les deux yeux dans le même trou, à cause des sourcils peut-être, du front bas, etc., bref, le pas très vite par excellence, je me dis tiens, mais c'est Mario Dumont, ce gars-là, en tout cas il lui ressemble comme deux gouttes d'eau, ah, moi j'ai une grande admiration, moi, pour le beau Mario Dumont, sérieusement, ce fringuant gaillard-là il m'impressionne beaucoup, moi, c'est un petit trou du cul insignifiant sans la moindre envergure, comme il y en a des milliards au Québec et ailleurs dans le Vaste Monde, mais il faut bien reconnaître qu'il l'a trouvée lui, l'affaire, la politique ici c'est comme plutôt simple, ou bien c'est le Parti Libéral ou bien c'est le Parti Québécois, ça changera jamais, tout le monde sait ça, à commencer par le beau Mario, ça fait qu'il s'embarque dans une espèce de « parti politique » bidon, une niaiserie, une nullité totale, son truc c'est qu'il est sûr à 100 pour 100 que son parti sera JAMAIS élu, JAMAIS, il peut seulement enlever un peu de votes aux libéraux, un peu de votes aux péquistes, sans que ça ait jamais AUCUNE conséquence d'AUCUNE sorte, ça fait que « fort de cette assurance » il peut dire N'IMPORTE QUOI, absolument N'IMPORTE QUOI, comme moi, mettons, comme n'importe quel ivrogne délirant en train de morver dans sa barbe et de chier dans ses culottes et de vomir sur le plancher de sa soue à cochons en hurlant des insanités incompréhensibles, en campagne électorale il peut promettre n'importe quelle connerie gigantissime et pharaonique, n'importe quelle titanesque absurdité sans nom de psychopathe halluciné crinqué au PCP, n'importe quelle cauchemardesque idée sans queue ni tête de schizophrène tordu complètement disjoncté qui parle en langues inventées, il peut brailler n'importe quelle critique de bouffon surréaliste décérébré victime de lobotomies à répétition à coups de machette infectée au pire virus de l'encéphalite spongiforme bovine possible dans tout l'univers connu et inconnu, ABSOLUMENT N'IMPORTE QUOI qui dépasse l'entendement, qui déraille, qui tient pas debout, qui est illogique, irrationnel, indéchiffrable, fou, qui détruit les fondements mêmes des limites pourtant assez élastiques de la pensée humaine et même de celle des végétaux les plus légumes en état de décomposition la plus totale et irréversible, c'est à peu près ça, Mario Dumont, en gros, il a cette chance-là faramineuse, cette position-là unique, prodigieuse, inouïe, et en plus il est payé pour, parce qu'un nombre suffisant d'arriérés crétins bornés croupissant dans le vide le plus sordide des plus inextricables bas étages concevables du cerveau reptilien s'acharnent maladivement à l'élire dans son comté de la Rivière-du-Loup, finalement à force de marcher cahin-caha j'arrive mine de rien à la « Brasserie des Variétés » et je vais me soûler la gueule comme un grand, that's it, that's all folks, c'est tout, au revoir et merci.

Vendredi 12 décembre 2003

 

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