Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/11/2017

LA SURVIE DE L'ESPÈCE

Un lecteur m'écrit, voici sa lettre.

« Cher Maître,

« Je suis bien d'accord avec vous et même plus que ça si c'était possible. Même que j'en rajouterais ! Il ne m'arrive seulement qu'une fois par dix ans au moins d'écrire ma pensée à une personnalité connue mais là je ne peux pas passer à côté de cette occasion ! J'ai pour ma part un certain âge pour ne pas dire un âge certain et je peux vous dire entre hommes que l'andropause pour Jean-Guy X ce n'est pas pour demain matin ! Surtout pas avec la paire de couilles que j'ai si vous me passez l'expression, des vraies boules de feu dures comme de l'acier trempé et le colonel au garde-à-vous vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ah pas besoin de Viagra pour Jean-Guy X ça je vous le garantis !

« Bon courage et surtout ne lâchez pas !

« Avec toute mon admiration,

« Jean-Guy X »

« P.S. Je vous joinds un petit chèque pour vous encourager, acceptez ce modeste pactole d'un ami qui vous soutient à 110%. »

Eh bien, mon cher Jean-Guy X, je vous remercie beaucoup. Soyez assuré que j'utiliserai votre 10 $ à bon escient !

Des couilles d'acier trempé qui sont des boules de feu, quelle image ! Bravo ! Vous savez manier la plume ! Surtout restez ferme, si vous voyez ce que je veux dire !

En effet, cher ami, la prétendue « andropause » n'est qu'une connerie inventée par le mouvement féministe dans l'espoir de rabaisser le mâle. D'ailleurs, entre vous et moi, qu'est-ce que c'est que cette histoire de féminisme ? Il n'est pas étonnant que ça ne fonctionne pas, c'est une affaire de femmes !

Mais ne soyons quand même pas trop durs avec nos amies les femmes, essayons plutôt de les comprendre. Leur développement sexuel et mental fait en sorte qu'après l'âge de quarante-cinq ans environ, « la boutique est fermée », comme le disait si bien Mme Ginette Reno récemment encore à la télévision. Et c'est bien là le problème, parce que si la boutique est fermée, l'homme, lui, est encore capable de faire du magasinage, et pas rien que le samedi après-midi, vous me suivez, j'espère !

Mais qui est le plus à plaindre dans ce triste constat ? Pour la première fois de sa vie, l'homme de cinquante ans ne trouve plus la réciproque chez la femelle de son groupe d'âge, il y a cette dissociation des deux vieux partenaires complices jusque-là : l'homme peut encore se reproduire, mais pas la femme.

Par contre, la femme de dix-huit, vingt-deux, vingt-cinq ans, etc., est une créature fertile, tout comme l'homme de quarante-cinq, cinquante, cinquante-cinq, soixante ans, etc.

Il n'y a donc aucun problème, après tout !

En fait, il n'y a qu'un petit problème : la femme ménopausée, infertile.

De quel intérêt peut-elle bien être pour des jeunes taureaux fougueux, débordant de précieuse semence, qui ne demandent qu'à la répandre ?

D'aucun, puisqu'elle est, elle, stérile.

De quel intérêt peut-elle être pour des vigoureux mâles de cinquante ou soixante ans, pleins d'expérience de la vie et encore débordants de fertilité ?

D'aucun, évidemment.

De là à affirmer que la femme ménopausée est une créature inutile, il n'y a qu'un pas. Cette anomalie de la nature, qui fait pourtant si bien les choses, est difficile à comprendre.

À moins que la nature, qui fait si bien les choses, justement, n'ait raison une fois de plus.

Pour se reproduire, l'homme de cinquante, soixante ans, etc., doit s'accoupler avec la femelle jeune, c'est-à-dire avec la femelle encore fertile, la survie de l'espèce en dépend ! Voilà, hélas ! le fin mot de l'histoire !

Lundi 22 décembre 2003

 

Écrire un commentaire