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08/11/2017

ÇA VA FAIRE LES NIAISERIES !

Moi personnellement, s'il y a bien une chose qui m'intéresse absolument pas, c'est l'espèce de guerre entre les Juifs et les Palestiniens.

Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, les Juifs et les Palestiniens, ça les regarde, mais pourquoi est-ce qu'il faut que j'en entende parler moi JOUR APRÈS JOUR À TOUS LES JOURS depuis je sais même plus combien D'ANNÉES ?

D'abord C'EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE, ils s'entretuent, ça explose, l'autre se venge, les tanks arrivent, ça rexplose encore plus, le président des États-Unis fait son petit souhait « de rapprochement », il « condamne la violence », l'ONU met son grain de sel, ils signent des papiers, « le processus de paix au Moyen-Orient » recommence, ils se serrent la main, ils vont à Washington à la Maison-Blanche, entre-temps ça recommence à se faire exploser et à se massacrer là-bas dans le désert, « les négociations sont rompues », ils se réentre-tuent de plus belle, les tanks rarrivent pour la millième fois, ils bâtissent des « murs » comme à Berlin dans l'autre millénaire, le président des États-Unis trouve ça pas mal plate, il le dit à tout le monde devant la Maison-Blanche, tout le monde est là pour le filmer, ça passe aux nouvelles, entre-temps « le processus de paix au Moyen-Orient » a repris, à ce qu'il paraît, etc.

NON MAIS C'EST QUOI LE GAG ? ? ?

Les Québécois c'est une tribu de crottés, les Juifs et les Palestiniens c'est deux tribus de crottés, tout le monde est une tribu de crottés, ça fait que POURQUOI est-ce qu'ils me parlent sans que ça arrête JAMAIS une seule MINUTE de ces deux tribus-là au lieu des AUTRES qui passent leur temps à s'éventrer ailleurs sur la Planète ou de tribus qui ont D'AUTRES CHOSES à faire pour se DISTRAIRE dans la vie ?

Ça fait exactement VINGT MILLIARDS D'ANNÉES que nos excellents amis les Juifs et les Palestiniens se tirent la barbichette dans le fin fond de leur câlisse de désert à la marde et dans exactement VINGT MILLIARDS D'ANNÉES ils vont encore être en train de faire exactement LA MÊME CHOSE.

C'est ça qu'ils appellent « le processus de paix au Moyen-Orient », mon homme.

TOUT LE MONDE AU MONDE sait ça depuis exactement VINGT MILLIARDS D'ANNÉES MINIMUM, pourquoi personne le dit ?

Ce que je voudrais, moi, c'est qu'on en entende tout simplement plus parler, c'est pourtant pas tellement COMPLIQUÉ, ça, non ?

Il y a pas de « processus de paix » d'aucune espèce de sorte au Moyen-Orient, j'ai déjà vu deux chiens se battre, moi, et PERSONNE aurait JAMAIS pu y faire RIEN, même à coups de râteau on était pas capables de les séparer, ils se tabarnakaient bien de nous autres avec nos niaiseries, ces deux-là, ils avaient comme de la sérieuse business à régler, il fallait qu'il y en ait un des deux qui TUE l'autre, c'était aussi SIMPLE que ça.

Finalement ils sont tombés dans la rivière, les deux petits coqs, à force de se sauter à la gorge et de s'arracher la tête comme des malades, c'est comme ça qu'on a fini par les maîtriser quand ils sont ressortis de l'eau un après l'autre.

C'est pas une histoire que j'invente, c'est comme ça que ça s'est vraiment passé.

Dans les livres d'histoire, dans dix mille ans, peut-être que le tirage de barbichette entre deux marchands de poussière de néant, entre deux petits trous du cul insignifiants dans un désert à la marde perdu nulle part aux absolus confins de rien et plein de roches et même pas beau comme le Sarhara, peut-être que dans dix mille ans les livres d'histoire diront la vraie histoire au monde du futur, peut-être que les livres d'histoire leur diront que les deux petits trous du cul qui s'étaient mis à s'arracher les couilles dans leur désert à la marde c'était rien que des chiens déguisés un en Juif, un en Palestinien.

Jeudi 8 janvier 2004

 

07/11/2017

REGARDE

- L'autre jour, j'ai lu dans un livre une phrase qui disait quelque chose comme : « Les poissons tu peintures pas ça, ça écaille. »

- C'est pas fou.

- C'est pas fou, certain, sauf qu'il fallait quand même y penser.

- En parlant de lecture, est-ce que tu lis ça, toi, le journal « Voir » ?

- Écoute, je suis pas un visuel, moi, je suis un auditif.

- Oui, c'est ce que j'ai entendu dire.

- « Voir », c'est quoi, c'est de la merde, « Voir », c'est ce que c'est : c'est de la merde.

- « Voir » c'est de la merde, toi tu trouves ?

- Tu sais pas c'est quoi, toi, de la merde ?

- C'est « Voir ».

- C'est ça, « Voir Montréal », « Québec », « Hull », « Alma », etc.

- Ça dérange personne, ils le donnent.

- Exactement.

- Montréal, Québec, ailleurs, le monde le prennent, ils le lisent ou ils le lisent pas.

- Ils le lisent, inquiète-toi pas, c'est ça le pire.

- Toi, tu le lis, le « Voir », toi ?

- Je le parcours chaque semaine d'un derrière distrait, mettons, comme disait l'autre.

- C'est un geste gratuit.

- En quelque sorte, oui.

- Dans le temps de Paul Desmarais, tout le monde haïssait Paul Desmarais parce qu'il était plein, après ça le monde l'ont haï encore plus quand il a acheté le journal « La Presse » et après ça tout le monde l'ont haï encore mille fois plus parce qu'il achetait tous les journaux de la province et des postes de radio et n'importe quoi et qu'il contrôlait tous les « médias ».

- C'est exact, tu te trompes pas.

- Après ça, Péladeau est arrivé avec ses petits journaux à potins et il a commencé à se mettre plein tranquillement, c'est comme ça qu'il a commencé, Péladeau, je veux dire le père.

- Personne peut dire le contraire.

- Après ça, Péladeau a eu son coup de génie, il a inventé « Le Journal de Montréal » et il est devenu vraiment, mais vraiment plein, je veux dire riche à millions, Péladeau.

- Péladeau, il avait ça dans le bras, c'est sûr.

- Mais Péladeau c'était un clown, les Québécois l'aimaient, c'était pas comme Paul Desmarais.

- Paul Desmarais, c'était un gars de l'Ontario.

- Un gars gêné, qui bégayait, en plus.

- Il avait commencé dans les autobus, ça inspirait pas tellement confiance aux Canadiens français qui aiment pas les survenants.

- En tout cas, il y avait quelque chose avec Paul Desmarais qu'il y avait pas avec Péladeau.

- Tu veux dire le père.

- Est-ce qu'il y en a d'autres ?

- Anyway, la question c'est comment Chose de « Voir » a fini par se mettre plein lui aussi.

- C'est le même principe, mais le gars de « Voir », lui, c'est l'homme invisible, il a même pas de nom, ce gars-là, personne peut l'attaquer, il y a rien que : « VOIR », la seule affaire que tu vois jamais c'est la face du plein en arrière.

- C'est comme Apple, Apple c'est correct, Bill Gates, lui, tu lui câlisses des tartes à la crème en pleine face et tu l'haïs pour mourir.

- « Voir », c'est 80% de pub, 20% de textes, c'est des méchantes machines à piastres, les « Voir ».

- C'est « Le Journal de Montréal » des cégépiens, le « journal Voir ».

- Il y a pas rien que les cégépiens qui lisent le « Voir ».

- Non, mais le genre de lecteurs qui lisent ça c'est des lecteurs de type mental cégep, c'est une nouvelle sorte d'êtres humains pas très vite.

- C'est la génération des cégeps.

- C'est ce que je me dis.

- C'est quand même un peu inquiétant.

- C'est possible.

- On dit trop souvent « c'est », tu trouves pas ?

Vendredi 9 janvier 2004

 

06/11/2017

LE PATINAGE

- Les choses arrêtent jamais.

- Une attend pas l'autre...

- ... qui attend pas l'autre...

- ... qui attend pas l'autre...

- La nouvelle affaire, là, c'est le patinage artistique, est-ce qu'il y a quelque chose au monde qui est plus nul que le patinage artistique, d'après toi, Chose ?

- Mettons que le patinage artistique c'est assez nul, merci.

- Je te le fais pas dire.

- Merci.

- Tu peux pas faire grand-chose dans le patinage artistique, les trois quarts du temps ils sont en train de prendre leur élan en patinant, et le reste du temps ils font les mêmes trois quatre affaires que tout le monde connaît, garrocher la fille dans les airs, etc.

- En somme, c'est un peu lassant.

- C'est un peu lassant à la longue, en effet.

- C'est pas très distrayant.

- En effet.

- Dans ce cas-là, pourquoi les arénas sont pleines à longueur d'année, pourquoi le monde arrêtent pas de regarder ça à la télévision jour après jour comme des hosties de malades ?

- C'est vrai que c'est un fléau qui commence à avoir de l'ampleur.

- Les patineurs olympiques, leurs carrières c'était pas grand-chose, finalement, il y avait pas tellement de débouchés, à part entraîner d'autres patineurs olympiques qui allaient entraîner d'autres patineurs olympiques, etc., ça fait qu'ils ont inventé le « patinage artistique » pour essayer de gagner leurs vies mais toujours en faisant du patinage, mettons.

- Tu mets un peu de musique, le monde aiment ça, ça leur en prend pas plus.

- Mais tu remarqueras une chose, c'est qu'après leurs soi-disant numéros de patinage « artistique » il se passe quoi, il se passe que tu as des juges qui leur donnent des points, comme quand ils étaient dans les olympiques, c'est fait exactement de la même manière, « 4.7 », « 5.9 », « 5.3 », etc.

- C'est vrai.

- C'est seulement un show, tu comprends, mais ils reçoivent quand même des points, ils sont « premiers », ou « deuxièmes », ou « nuls », le monde aiment ça, ça leur rappelle les jeux olympiques, ou les concours de chiens ou de beauté, ou je sais pas quoi.

- Oui, mais c'est quoi le gag, à ce moment-là ?

- C'est de la business, c'est tout.

- L'autre jour, j'ai entendu une petite fille dire « le patinage à vitesse », je lui ai dit « non, on dit le patinage de vitesse », elle m'a répondu : « Moi je connais quelqu'un qui prend des cours de patinage À vitesse. »

- Elle est assez comique, celle-là.

- Elle est surtout assez vite.

- Sur ses patins.

- C'est ce que j'allais dire.

- De toute façon, moi je me dis que même aux jeux olympiques, c'est quoi le trip du patinage ?

- Un de mes amis était guitariste, une fois qu'on était en train de jouer je lui dis : « Tu patines en tabarnak », il a mal pris ça.

- C'était un bon guitariste.

- C'est ça, je veux dire que c'était dit comme pour dire : « Continue, c'est bon ton affaire. »

- C'est le mot « patiner » qu'il avait pas aimé.

- Bref, la question c'est : pourquoi le monde vont voir ça, pourquoi le monde regardent ça à la télévision, pourquoi le monde aiment ça.

- C'est parce que c'est une distraction.

- Une distraction, une distraction...

- Oui, c'est juste une distraction.

- Tu veux dire distraction dans le sens que tout le monde regarde ça juste « par distraction », c'est-à-dire pour se distraire ?

- Oui.

- C'est vrai que le monde aiment se distraire.

Samedi 10 janvier 2004