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27/10/2017

MONTAIGNE

- Je sais pas si tu le sais, mais Hitler était pas vraiment végétarien, il se relevait la nuit pour manger des petits enfants juifs pendant que tout le monde dormait.

- Moi ce que je me demande, c'est comment ça se fait que les génériques des émissions de Christiane Charrette à la télévision sont jamais regardables, il y a toujours trop d'images qui vont toujours trop vite dans jamais assez de temps, c'est quoi son trip de faire un générique que personne au monde est capable de regarder, ça a pas de sens, son affaire, si tu veux mon avis.

- Donnez-moi un levier et je le jetterai à la poubelle, qu'est-ce que tu veux que je fasse d'un levier, moi, finalement, absolument rien.

- Câlisse-moi la paix avec tes hosties d'histoires de levier, je te parle du générique de l'émission de Christiane Charrette.

- Non, TOI câlisse-moi la paix avec Christiane Charrette, MOI tout ce qui m'intéresse à la télévision, la SEULE et UNIQUE chose que j'ai absolument RIEN à redire contre, moi, c'est le FOOTBALL PROFESSIONNEL.

- Ah non, tu vas pas recommencer avec le « FOOTBALL PROFESSIONNEL ».

- Même que je te dirais que le football professionnel c'est la seule et unique chose AU MONDE que j'ai ABSOLUMENT RIEN CONTRE.

- Chez nous, j'ai un « purificateur d'air » dans mon salon qui fait un bruit d'enfer, c'est bien beau pour les poumons, les purificateurs d'air, mais pour les oreilles c'est une autre paire de manches, c'est l'enfer, cette affaire-là, Chose.

- Le football, c'est la horde primitive, je regarde le football, moi, et je vois la horde primitive, c'est ce que je vois, moi, quand je regarde le football, je l'ai toujours dit.

- Les purificateurs d'air, si tu fais pas attention, je veux dire si tu changes pas le filtre de temps en temps, le purificateur d'air te purifie pas ton air, il T'EMPOISONNE ton air.

- Va donc jouer dehors au football au lieu d'avoir un « purificateur d'air » dans ton hostie de salon, tu vas peut-être finir par changer d'air, c'est le cas de le dire.

- C'est ça, viens donc me faire la morale avec ton hostie de football à la marde, tabarnak.

- Le football, c'est la horde primitive.

- C'est quoi, « la horde primitive », c'est rien, ça veut absolument rien dire, « la horde primitive ».

- Un petit instant, toi, là, Chose, moi j'ai beaucoup joué au football quand j'étais jeune, j'étais ailier offensif pas rien qu'à peu près à part ça, un EXCELLENT ailier offensif, OK, là ?

- Oui, c'est ça, un excellent ailier offenfif.

- Tu peux aller chier, toi, mon tabarnak.

- Je te le fais pas dire.

- Tu peux quand même aller chier.

- Non, je te remercie, j'ai pas vraiment envie.

- En tout cas, moi j'ai ABSOLUMENT RIEN à redire contre le football, le football américain, je veux dire, pas le « soccer ».

- Ah, OK.

- Quoi, tu pensais quand même pas que je voulais parler du « football » comme dans « le foot », le « soccer », autrement dit, j'espère ?

- Qu'est-ce que tu penses, le soccer c'est un sport de nuls, le terrain est trop grand, les buts sont trop grands, tu as jamais de tirs au but, et quand tu en as les gardiens sont jamais capables de les arrêter, c'est nul.

- C'est parce que les buts sont trop grands.

- C'est ce que je te dis aussi.

- La seule affaire avec le football professionnel, c'est qu'au football professionnel canadien les trois essais ça vaut pas de la marde, trois essais c'est pas assez, le jeu est trop prévisible, quatre essais comme au football américain c'est juste parfait, par contre.

- C'est encore « Fahrenheit 451 » qui joue à « Ciné-Club » à Radio-Canada, ce soir.

- Montaigne serait pas allé chié loin lui non plus avec juste trois essais, il aurait rien fait.

Dimanche 18 janvier 2004

 

26/10/2017

IMAGINE

- Imagine si tu es de l'encre et que tu vis en Chine.

- Tu es de l'encre de Chine.

- Exactement.

- C'est assez tripant, ça, non ?

- Oui, c'est pas compliqué, tu es de l'encre, tu vis en Chine, tu es de l'encre de Chine, c'est too much.

- Je connais quelqu'un qui disait à sa fille, quand elle était petite, que l'hiver en Chine c'était pas de la neige qu'il tombait, c'était du riz, les enfants faisaient des bonshommes de riz au lieu des bonshommes de neige, quand les enfants avaient faim ils en prenaient une bouchée, une bouchée de bras, une bouchée de tête, etc.

- C'est assez too much comme histoire.

- À un moment donné, la fille du gars est à l'école en quelque chose comme en première année, mettons, elle lève sa main, elle dit à la maîtresse : « Mon père il dit que l'hiver en Chine c'est pas de la neige qu'il tombe, c'est du riz, etc. », elle lui raconte toute l'histoire, la maîtresse lui dit : « En fait, non, c'est pas ça. »

- Un peu moins too much, mettons.

- Comment ça ?

- Je sais pas, moi, l'imaginaire c'est quand même important, si tu y penses à l'imaginaire.

- Oui, mais la réalité aussi, c'est pourtant quand même vrai qu'en hiver en Chine c'est pas du riz qui tombe, c'est de la neige.

- Oui, mais on s'en fout que ça soit du riz ou de la neige, c'est l'histoire qui compte, si l'histoire a de l'allure.

- Non, c'est l'histoire qu'on s'en fout, c'est la réalité qui compte.

- Dans « Fahrenheit 451 », ils brûlent les livres, ils sont contre l'imagination.

- C'est nul, « Fahrenheit 451 », c'est qui qui a fait ça, ce film-là, c'est « Truffaut », j'imagine ?

- « Fahrenheit 451 », je m'excuse mais c'est pas « nul », ça, ce film-là.

- C'est pas nul, c'est de la câlisse de marde.

- J'imagine, oui.

- L'imagination, ça change, vois-tu.

- Tu pourrais pas vivre sans imagination.

- Oui, mais l'imaginaire ça change avec le temps, une petite fille de je sais pas, moi, quatre ans, mettons, c'est pas une petite fille mettons à l'école primaire en première année, tu lui racontes pas les mêmes histoires de la même manière, ni les mêmes histoires tout court, ça marche pas, ça, ces affaires-là, c'est pas comme ça que ça marche, ces affaires-là, c'est tout.

- Ce qui est tout, c'est L'IMAGINATION.

- Qui varie.

- L'IMAGINATION.

- Qui varie avec l'âge.

- Qu'est-ce que ça veut dire, « qui varie avec l'âge », « qui varie avec l'âge » ça veut absolument rien dire, « qui varie avec l'âge », c'est tout ce que je peux te dire, moi, Chose.

- Toi, tu varies pas avec l'âge, toi, Chose ?

- Moi peut-être mais pas mon imagination, l'imagination c'est une FACULTÉ, une FACULTÉ tu L'AS ou tu l'as PAS, on s'en CÂLISSE, mais si tu l'as tu L'AS la FACULTÉ.

- Ça veut rien dire, la faculté TOUT LE MONDE l'a, il y a rien là « LA FACULTÉ », c'est pas L'IMAGINATION le trip, le trip c'est L'IMAGINAIRE, câlisse de moron.

- Tu peux bien aller chier, toi, mon tabarnak.

- L'IMAGINATION ça veut rien dire, c'est L'IMAGINAIRE qui compte, hostie de twitt du câlisse.

- Tu peux bien aller chier, toi, mon hostie.

- Mets-en que je peux aller chier.

- Tu viendras pas me faire chier.

- Tu manques d'imagination, toi.

- C'est ça, va donc chier, tabarnak.

- Justement, je m'y apprêtais.

- C'est ça.

- Exactement.

- Si tu le dis...

Dimanche 18 janvier 2004

 

25/10/2017

GRAND LANGUE

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