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08/12/2017

BLABLA

- C'est assez hallucinant toutes les affaires qu'on peut penser on sait pas pourquoi.

- Oui, l'autre jour, moi, par exemple, je me disais que si Nathalie Pétrowski avait été un homme, personne l'aurait jamais laissée faire.

- Les femmes, il y en a c'est comme si un jambon se mettait à courir devant toi.

- Une chose que je me demande, c'est : une idée banale, est-ce qu'on peut vraiment appeler ça une « idée », ou est-ce que c'est juste une « banalité » ?

- C'est mieux de consommer moins mais de consommer moins de marde.

- Une femme stérile qui arrive à la ménopause, ça donne quoi, il se passe quoi ?

- Moi, c'est sûr que je suis fécond, je suis pas une femme, je suis TOUJOURS fécond, moi !

- Si tu fais un faux numéro de téléphone et que quelqu'un répond, il me semble que c'est pas vraiment un « faux numéro », ça, non ?

- C'est pas Jean-Paul Sartre qui a dit : « L'argent, c'est les autres », c'est moi.

- Les gens qu'on connaît depuis très longtemps se manifestent en général le plus au moment du passage des saisons, mais pas toujours.

- Quand on a des amis, il faut s'en méfier, ils finissent toujours par se venger.

- Le meilleur titre de chanson que j'ai entendu dans toute ma vie, c'est « Careful With That Axe, Eugene » de Pink Floyd.

- J'aimerais avoir de la santé juste pour pouvoir les enterrer toute la gang, ces hosties-là !

- Plus tu es riche, plus tu as des choses, il y a pas de gens riches qui ont pas beaucoup de choses, même que souvent les riches ont plusieurs MAISONS.

- Il y a rien au monde qui me fait plus chier que quelqu'un qui commence une phrase en disant : « Écoutez... »

- Tout le monde l'a oublié ou bien personne y pense jamais, mais à l'époque le twist ça a été une vraie révolution, c'était la première fois que le monde avaient le droit de bouger en dansant, après ils ont inventé toutes sortes d'autres danses mais ça a pas marché, le monde se sont mis à danser n'importe comment.

- Lise Payette, moi je me dis : mieux eût valu un vrai homme.

- Jorane, même son nom veut rien dire.

- Je suis comme tout le monde, moi, c'est juste que j'ai des drôles d'heures de travail.

- Pourquoi est-ce qu'il faudrait que la vie soit excitante ?

- Je sais pas si ça se dit, mais si ça se dit, c'est vraiment comique : « Je souffre du sida. »

- La démocratie, c'est que le plus fort gagne, le reste c'est de l'égalitarisme.

- Le problème avec le tabac, c'est que ça se fume et que c'est justement la fumée du tabac qui est pas bonne pour les poumons.

- Le « Petit Robert » est pas si petit que ça, finalement, si tu y penses comme il faut.

- Moi, je suis vaguement au courant de tout, ou en tout cas c'est ce que je pense.

- La première fois qu'un Inuit voit un arbre, il doit se dire : « Taaaaaaaabaaaaarnaaaaak ! »

- Quand tu prends de la drogue tout le temps, rien change, tout est toujours pareil, la seule différence c'est que tu es drogué.

- Un rasoir, ça peut durer des années, même si tu changes jamais la lame.

- Une fois, j'ai lu dans une épicerie qui vendait des produits naturels : « Œufs de poules élevées en liberté. »

- L'écrivain portugais Fernando Pessoa disait : « Ce qu'il y a de plus médiocre dans les rêves, c'est que tout le monde en fait. »

- Avec les claviers des ordinateurs, un gaucher qui est pas content, il peut bien aller chier ce gars-là !

Lundi 15 décembre 2003

 

07/12/2017

DE RETOUR APRÈS LA PAUSE

Un jour, les femmes qui passent leur temps à chialer pour des niaiseries se sont mises à dire : « Ah, c'est pas juste, nous autres aussi on aimerait ça avoir le droit de conduire des autobus et des bulldozers pleins de boue sale et d'être des petits soldats débiles dans l'armée canadienne et des haltérophiles arrangés comme des espèces de monstres et des ministres du Commerce extérieur et de jouer au hockey et même de ramasser les vidanges comme n'importe quel homme digne de ce nom si c'est ça qu'on veut faire dans la vie, etc. »

Les hommes ont réfléchi deux trois minutes et finalement ils ont dit : « Ah, faites donc ce qui vous tente, tabarnak ! », et ils les ont laissées faire.

N'écoutant que leur courage, les femmes sont donc devenues « vidangeures » pour leur plus grande gloire et leur plus grand bonheur, etc., le temps a passé et un jour, elles qui sont jamais contentes de rien, elles ont recommencé à chialer et elles se sont mises à dire : « Ah, c'est pas juste, nous autres on a une chose qui s'appelle la ménopause tandis que vous autres les hommes vous avez absolument rien, mais il faudrait que vous ayez quelque chose comme une ménopause pour hommes parce que comme ça on pourra vraiment être vos vraies égales, autrement on sera pas contentes et on arrêtera pas de continuer à chialer et on va assez vous faire chier que vous en pourrez plus de nous avoir sur le dos, vous allez voir, maudite gang d'hommes à la marde, etc. »

Les hommes, qui dans le fond se sacrent pas mal de tout, ils ont réfléchi deux trois minutes et finalement ils ont dit : « Bon, OK, c'est correct, si ça peut vous faire plaisir mettons qu'à partir d'aujourd'hui vous allez avoir le droit d'écrire des articles dans les magazines et de faire des reportages à la télévision et d'écrire des livres de psychologie scientifique pour dire que nous autres les hommes on a ce que vous voulez appeler, comment déjà, ah oui, une '' andropause '', êtes-vous contentes, là, maudite gang de fatigantes à la marde ? »

Pardon ? Une quoi ? Vous avez dit une « andropause » ? Une « andropause » comme dans « ménopause » mais pour les hommes ?

Wo ! Un instant ! Une petite minute ! Il y a pas d' « andropause ». L' « andropause » pour les hommes comme dans « ménopause » pour les femmes, ça existe pas. ÇA EXISTE PAS !

C'est quoi, la ménopause ? C'est la fin définitive et irrévocable, au milieu de la vie environ, de la fonction reproductrice chez le spécimen femelle de l'espèce humaine. Pour le spécimen mâle de la même espèce, les choses se passent pas du tout, je dis bien PAS DU TOUT de cette manière-là. PAS-DU-TOUT !

Il faut pas avoir lu des tonnes et des tonnes de livres de psychologie scientifique ni même de médecine ou de biologie scientifiques pour savoir qu'aucune, je dis bien AUCUNE femme de quatre-vingts ans a jamais, je dis bien JAMAIS accouché d'un enfant, même prématuré ou infirme ou n'importe quoi, tandis qu'il est PARFAITEMENT POSSIBLE à un homme de cet âge-là et même plus vieux que ça de devenir PÈRE, c'est-à-dire de FAIRE UN BÉBÉ à une femme qui est ni une enfant ni une MÉNOPAUSÉE mais qui est une femme FERTILE. Pourquoi ? Parce qu'à quatre-vingts ans et même plus, L'HOMME PEUT ENCORE ÊTRE FERTILE, alors que C'EST PAS LE CAS DE LA FEMME qui, elle, devient « collectivement » INFERTILE À LA MÉNOPAUSE, ce qui est précisément la définition de LA MÉNOPAUSE, PHÉNOMÈNE EXCLUSIVEMENT FÉMININ !

La femme vieillit, l'homme vieillit aussi. Au milieu de sa vie, la femme devient À JAMAIS INFERTILE, au milieu de sa vie l'homme devient PAS À JAMAIS INFERTILE. OK, là ?

Passons à un autre appel.

Mardi 16 décembre 2003

 

06/12/2017

" INDICATIF PRÉSENT "

- Tu écoutes la radio, toi ?

- Moi ?  Jamais.

- Moi non plus, tu peux pas t'asseoir et écouter la radio et rester là à rien faire d'autre, c'est l'ennui total.

- C'est pour ça que le monde qui écoutent la radio ils font d'autres choses en même temps, comme ça ils se rendent moins compte que c'est nul.  Si tu es un chauffeur de taxi, mettons, tu passes ta vie dans une auto, tu peux quand même pas te mettre à regarder la télévision en conduisant, ou lire le journal, même si c'est « Le Journal de Montréal ».

- Oui, mais moi je trouve que c'est pas poli pour les clients d'écouter la radio quand tu les transportes dans ton taxi.

- C'est vrai, d'ailleurs c'est pas poli d'écouter la radio quand tu es avec du monde, point, ou bien tu les écoutes eux autres ou bien tu écoutes la radio, un des deux.

- Oui, ou bien tout le monde écoute la radio ensemble sans dire un mot, mais c'est débile, ça, tu imagines trois quatre personnes en train d'écouter la radio sans se parler ?  La télévision, je dis pas, tu regardes un film de cul ou une partie de football ou n'importe quoi avec tes chums ou ta blonde, mais la radio...

- Tu peux le faire si c'est de la musique, à ce moment-là tu peux parler, la musique ça s'écoute pas vraiment, ça te rentre tout seul dans la tête, il y a rien à comprendre.

- À la radio, il y a quand même des émissions où c'est pas juste de la musique, des émissions où ça parle, prends Marie-France Bazzo, par exemple, c'est une émission où ça parle pas rien qu'à peu près à part ça, Marie-France Bazzo.

- « Bazzo », c'est portugais ou quoi ?

- Aucune idée.  Aucun intérêt non plus.  C'est comme son émission.  Le seul moment dans ma vie où j'écoute la radio, moi, c'est avec mon « radio-réveil », le matin, mais en fait je l'écoute pas vraiment, je me réveille.  C'est Radio-Canada, tu as les nouvelles, la température, en deux trois minutes tu sais tout ce que tu as besoin de savoir, et même tout ce que tu as pas besoin de savoir, et hop, tu te lèves, ça finit là.

- Marie-France Bazzo, c'est pas la grosse qui parle sur le bout de la langue, la face de cheval ?

- Oui oui, c'est elle, je l'ai déjà vue à la télévision, elle est partout, c'est une vraie maladie, c'est une vraie plaie, cette fille-là.

- Qu'est-ce que tu veux, leur job à ce monde-là c'est de se montrer, ils en ont jamais assez.

- Mets-en.  Son émission, c'est quoi ?  C'est pas de l' « information », c'est juste d'autre monde qui vont se montrer à la radio comme ils veulent se montrer partout ailleurs.  Ils ont toujours quelque chose à nous vendre, remarque, mais même quand ils ont rien à vendre ils aiment ça aller se montrer pareil.  À Bazzo, l'autre jour, par exemple, je me réveille, il y avait une « table ronde sur les odeurs », tu vois le genre, trois quatre bouffons, on s'invite entre nous autres et on papote et on prend de la place et on occupe le terrain et on est payés comme des cochons en même temps.  Une « table ronde sur les odeurs » !  « Qu'est-ce que vous pensez des odeurs ? »  Avec Louise Forestier !  C'est quoi le rapport ?  Et un gars qui fait de la cuisine, mais pas parce qu'il est cuisinier : parce qu'il est à la télévision.  Forcément !  Louise Forestier, elle « remonte sur scène » ces temps-ci ou bien elle vient de sortir un autre disque, son gérant a dû lui dire d'aller se montrer à la radio, « moi quand j'étais petite les odeurs, blabla, en passant je suis à Magog le 27 pour mon show et mon nouveau disque s'appelle Patati Blablabla, etc. ».

- Louise Forestier, c'est peut-être une amie à Marie-France Bazzo aussi.

- C'est pas difficile, Marie-France Bazzo tout le monde doit être ses amis.  Non mais, tu t'imagines la vie de ce monde-là, toi, tu imagines la merde que c'est, la pitoyabilité ?  Pfu !...

Mercredi 17 décembre 2003